La gauche au pouvoir a une petite tentative d’illusion sur la croissance française, pourtant Bruxelles a donné un avertissement à Paris. Espérons un débat national sur l’état réel des finances et de la dette publique. L’édito vidéo de Christophe Barbier.
Il ne faut pas prendre la Commission de Bruxelles pour un rassemblement de sadiques. Il y a la réalité de la situation économique. Son avertissement formulé à l’égard de la France doit être pris avec beaucoup de sérieux.
Selon elle, sans effort supplémentaire, la France n’arrivera sans doute pas à tenir ses engagements -soit 3% de déficit à l’horizon 2013- et, derrière, le retour à l’équilibre. Pour dire cela, elle ne voit pas le vent de la croissance se lever dans les voiles du pays.
C’est contraire aux présupposés de la gauche au pouvoir. Au sein du PS, où règne la raison, du gouvernement, où règne la bonne gestion, il y a une petite tentation d’illusion. Croire que, comme en 1997 avec Jospin, la croissance mondiale va favoriser la croissance française.
Si ce n’est pas le cas, que faire? Il faudra augmenter les impôts et baisser les dépenses. Ayrault et Moscovici devraient travailler sur ces hypothèses multiples. Il ne suffit pas de faire travailler en catimini les experts de Bercy. Espérons un grand débat national sur l’état réel de nos finances publiques et les pistes qui s’offrent à nous. Opération vérité et honnêteté.
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