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Des débuts plutôt froids pour le couple Vladimir Poutine / François Hollande

Publié le 02 juin 2012 à 10:22 - 1 commentaire

Le président russe est arrivé vendredi 1er juin dans la soirée à Paris après une étape à Berlin, l’occasion de rencontrer pour la première fois le président français.

Au cours d’une conférence, les deux chefs d’Etat ont eu du mal à cacher leurs nombreux désaccords, notamment sur la Syrie.

Seul point qui n’a pas opposé les deux présidents : ils ont convenus de « réunir rapidement un séminaire intergouvernemental » précédé d’un « conseil économique et financier ». « Nous pourrons envisager une visite de ma part en Russie au terme de ces réunions », a ajouté François Hollande lors de la conférence de presse conjointe à l’Elysée.

Le président François Hollande a affirmé qu’il n’y avait « pas de solution possible » en Syrie sans « le départ de Bachar Al-Assad », le président syrien, ajoutant qu’il connaissait « les risques de déstabilisation, avec les risques de guerre civile » en Syrie. François Hollande a estimé que ce départ était « un préalable pour la transition politique ». « Si on écarte du pouvoir le président en exercice, est-ce que vous croyez qu’il y aura un bonheur total dans ce pays ? », s’est ironiquement interrogé Vladimir Poutine en guise de réponse.

Vladimir Poutine a mis en doute l’efficacité de sanctions qui seraient prises par le Conseil de sécurité de l’ONU contre le régime syrien, une option pourtant défendue par François Hollande. « Les sanctions sont loin d’être toujours efficaces », a déclaré le président russe. Le président russe a réaffirmé son soutien à la médiation de Kofi Annan. Il est « contre-productif de déclarer que sa mission est vouée à l’échec », a-t-il dit. Principal allié du régime de Bachar Al-Assad, la Russie s’est jusqu’à présent opposée à toute action résolue du Conseil de sécurité sur la Syrie, dont l’imposition de sanctions au niveau de l’ONU. François Hollande a, quant à lui, plaidé pour « des sanctions » et des « pressions » qui doivent être exercées sur Bachar al-Assad.

Réactions

1 commentaries

  1. Femme Russe dit :

    Ces deux là on t encore beaucoup, mais alors beaucoup à se dire pour arriver à un véritable accord.


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