Le président a accusé les socialistes de «mentir gravement aux Français» sur la réforme des retraites.
La retraite à 60 ans et l’instauration des 35 heures: «Dans le monde tel qu’il est, avec les défis que nous avons à relever, avec ce que sont les tendances de la démographie, la retraite à 60 ans et les 35 heures ont été des fautes graves dont nous payons aujourd’hui lourdement les conséquences et qu’il nous a fallu réparer», a lancé Sarkozy. «La crise, a-t-il ajouté, est d’abord le révélateur de nos faiblesses.» Lui, veut «dire la vérité» quand les socialistes choisissent au contraire de «mentir gravement aux Français» en critiquant la réforme des retraites votée l’an dernier ou en défendant le partage du travail, système qui «tourne le dos au progrès».
Le chômage
Le chômage a encore augmenté en France et le président estime qu’«on n’a pas le droit de dire qu’on n’y peut rien». Et d’ajouter: «Sur l’emploi, on n’a pas tout essayé.» comme le disait François Mitterrand. L’ex-président socialiste affirmait en 1993 qu’on avait «tout essayé». Une phrase pleine de résignation.
Les finances
Sarkozy a admis que la droite et la gauche portent la responsabilité commune du piètre état des finances publiques puisqu’aucun budget n’a été voté à l’équilibre « depuis 1974».
Nicolas Sarkozy rappelle que la règle d’or doit être inscrite dans la constitution pour un retour à l’équilibre des finances publiques. Règle à laquelle il a dû renoncer, faute de majorité des trois cinquièmes. «La France doit l’adopter. L’idéal, si chacun faisait preuve de responsabilité, serait de le faire avant la présidentielle.»
Le nucléaire/ONU
À propos des 24 réacteurs nucléaires que François Hollande s’est engagé à fermer? «Ce n’est pas en renonçant à notre indépendance énergétique et en boudant l’énergie nucléaire dans laquelle la France a investi depuis un demi-siècle tant d’intelligence et d’argent qu’elle valorisera mieux ses atouts.» Renoncer au siège permanent de la France au Conseil de sécurité de l’ONU et au droit de veto serait «une faute invraisemblable».
Le président a aussi défendu la Constitution de la Ve République: «Ce n’est pas en passant à la VIe République, qui ne serait en réalité qu’un retour à la IVe, que la France maîtrisera mieux son destin. Nous avons connu l’époque des marchandages entre partis. Le résultat, ce fut l’impuissance, l’abaissement et la confusion. Dans un monde où il faut décider vite et avec sang-froid, sans a priori idéologique, c’est une fantaisie coupable que la France ne peut pas se permettre.» Arnaud Montebourg plaide pour une VIe République.
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