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A Strasbourg, l’UMP et l’UDI ont du mal à s’accorder

Publié le 02 décembre 2013 à 17:10 - 0 commentaire

A Strasbourg, l’UMP et l’UDI envisagent de présenter un candidat unique pour incarner la droite et le centre. Mais Fabienne Keller (UMP) et François Loos (UDI), se renvoient la balle depuis plusieurs semaines pour savoir qui prendra la tête de cette liste commune. Dernier épisode en date, selon le journal local l’Alsace, une intervention du président de l’UMP Jean-François Copé ce weekend appelant François Loos à se ranger derrière Fabienne Keller, la « seule qui peut l’emporter à Strasbourg ».

 

« Je n’ai pas été contacté par Copé et je n’ai rien entendu de tel » réagit pour sa part François Loos qui s’en tient à sa proposition initiale : être tête de liste et donner les 2e et 3e places sur sa liste aux UMP Fabienne Keller et Jean-Emmanuel Robert. Une proposition restée lettre morte jusqu’ici.

 

Sur le fond Fabienne Keller et François Loos ne semblent pas avoir de véritables divergences. « Amis de 30 ans », ils partagent des opinions de centre droit, pro européennes. Fabienne Keller a milité longtemps à l’UDF avant de rejoindre l’UMP à sa création. De son côté François Loos a fait partie des membres fondateurs de l’UMP et a rejoint l’UDI de Jean-Louis Borloo fin 2012. Leur désaccord actuel ressemblerait plutôt à une querelle d’ego. La sénatrice Fabienne Keller a été maire de Strasbourg jusqu’en 2008. Elle a l’époque été sèchement battue par le socialiste Roland Ries. Une défaite à l’origine de divisions et de rivalités au sein de son propre camp. Aujourd’hui, elle semble bien décidée à prendre sa revanche.  De son côté François Loos a  derrière lui une expérience ministérielle dans le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin et Dominique de Villepin. Il revendique aussi du recul et un regard neuf sur la ville dont il n’a jamais brigué la mairie. Parti tôt en campagne, François Loos ne serait d’ailleurs pas fondamentalement hostile à l’existence de deux listes au premier tour selon rue 89 Strasbourg.

 

Ces bisbilles cachent quoi qu’il en soit  un enjeu non négligeable. La volonté de la droite de reconquérir Strasbourg. Sur le papier, l’alternance n’est pas impossible. Les Strasbourgeois aiment bien sanctionner les sortants. C’est ce qu’il s’est passé en 2001 pour le PS et en 2008 pour l’UMP. Et la droite alsacienne espère bien profiter des difficultés du gouvernement Ayrault au niveau national.  Mais si les divisions continuent, l’affaire risque de se compliquer à droite, tandis que le camp socialiste est rassemblé derrière le sortant Roland Ries.

 

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