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Réunion sur la Syrie à Matignon : les réactions des participants

Publié le 03 septembre 2013 à 12:46 - 0 commentaire

MatignonLes principaux responsables parlementaires étaient invités hier à Matignon par Jean-Marc Ayrault, qui devait les informer de la situation en Syrie, ainsi que leur remettre les preuves de l’implication du régime syrien dans l’attaque chimique du 21 août. Qu’ont-ils retenu de cette entrevue?

– Christian Jacob, président du groupe UMP à l’Assemblée nationale : « Ce qu’il en ressort c’est que la France est très isolée. Où sont nos alliés ? (…) Nous on reste sur la position qui est la nôtre, c’est celle du cadre international, c’est-à-dire qu’une intervention ne pourrait se justifier que dans le cadre des Nations-Unies ». « Si le président de la République décide une rupture avec tous ses prédécesseurs qui ont toujours engagé la France militairement dans le cadre des Nations-Unies, il devrait demander à son Premier ministre d’engager sa responsabilité devant le Parlement. A ce stade, le Premier ministre a dit que rien n’était décidé mais je n’imagine pas que le président de la République puisse s’affranchir d’une résolution des Nations-Unies ». « Un certain nombre d’informations nous ont été données » mais « jusque là, seule vaut l’expertise des Nations-Unies et les experts ne rendront leur avis que dans une dizaine de jours ».

– Jean-Louis Borloo, président de l’UDI : « Il y a raisonnement, il n’y pas de preuve. Et ce qui est plus angoissant, c’est qu’apparemment l’Onu demande au moins trois semaines. S’il y avait une évidence, cela ne prendrait pas trois semaines. Donc nous souhaitons toujours qu’il y ait un mandat ou de l’Onu, ou de son assemblée générale -une simple recommandation- ou un débat avec vote au Parlement. Il ne peut pas y avoir de frappe sans un minimum de débats. Cela dit, nous souhaitons vraiment l’esprit républicain, l’union nationale autour du président dans cette affaire ».

– Claude Bartolone, président PS de l’Assemblée nationale : « Je retiens de cette réunion la volonté du Premier ministre de nous donner toutes les informations pour que les uns et les autres puissions nous faire une idée sur la situation que connait actuellement la Syrie, les responsabilités qui sont celles de M. Bachar al-Assad (…) « Il n’est pas question d’imposer un vote au président de la République. C’est une possibilité qui est donnée au président de la République mais c’est à lui seul de choisir en fonction de la situation et des événements s’il choisit ce vote ou pas. C’est l’esprit de la Ve République (…) Ce n’est pas notamment dans une période de crise où un dictateur menace la France que l’on fait bouger les institutions. Et je crois que pour permettre y compris le rassemblement de la communauté nationale pour défendre une certaine idée de la France, il faut, dans ces moments-là, avoir un respect scrupuleux de nos institutions ».

– François de Rugy, coprésident du groupe EELV de l’Assemblée nationale : « nous continuons à plaider pour que ce débat soit suivi d’un vote. Il nous semble extrêmement important que le Parlement français, dans toute sa diversité, puisse se prononcer par un vote sur la question de la Syrie. On entend l’opposition demander que le gouvernement engage sa responsabilité, mais ce n’est pas une question de politique générale (…) Il est très regrettable que l’UMP se défausse et veuille faire de la politique politicienne à l’occasion de ce sujet extrêmement grave. Nous, nous avons pris les informations qui nous ont été données qui viennent attester de l’attaque chimique par l’armée de Bachar al-Assad ».

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