France

Relents de germanophobie d’une partie de la classe politique

Publié le 03 décembre 2011 à 05:23 - 1 commentaire

 

Au lendemain du discours de Toulon de Nicolas Sarkozy, la classe politique est divisée autour du rôle prépondérant que semble occuper l’Allemagne dans ses relations avec la France.

 

 
Alors que France et Allemagne envisagent une convergence des politiques budgétaires des deux pays,l’opposition française n’a de cesse de crier à la perte de souveraineté française en la matière, voire à la mise en place d’une hégémonie allemande sur l’Europe. Alain Juppé a dénoncé vendredi les socialistes qui « prennent les risques de ressusciter en France les vieux démons de la germanophobie », après les déclarations de responsables de gauche critiquant la politique européenne de l’Allemagne.

Pour Alain Juppé, tout ceci ne serai d’ailleurs qu’une posture de politique intérieure : « Par pure tactique politicienne, avec pour seul objectif l’affaiblissement du président français, les socialistes prennent les risques de ressusciter en France les vieux démons de la germanophobie », a jugé Alain Juppé dans un communiqué. Et de reprendre les principales remarques lancées par l’opposition : « Nationalisme allemand, politique à la Bismarck, droite prussienne. L’emploi de ces termes fait froid dans le dos. Il est honteux, par hargne partisane, de fragiliser notre acquis le plus précieux: la réconciliation, l’amitié franco-allemande », a-t-il ajouté. Le ministre critique aussi « les dirigeants socialistes (qui) accusent la France de se mettre à la remorque de l’Allemagne. Par exemple, François Hollande qui déclare: ‘Depuis plusieurs mois, c’est Mme Merkel qui décide et M. Sarkozy qui suit’. Non seulement c’est faux – et il sera facile de le démontrer – mais c’est irresponsable ».

Hollande tempère

Arnaud Montebourg a accusé Angela Merkel d’être en train de « tuer l’euro » et de mener « une politique à la Bismarck », en référence au chancelier allemand qui a vaincu la France en 1870. La semaine précédente le député socialiste de Paris Jean-Marie Le Guen avait affirmé que la rencontre entre Sarkozy et Merkel sur la crise de l’euro, c’était « Daladier à Munich », où Français, Britanniques et Italiens en 1938 signèrent avec Hitler des accords permettant l’annexion des Sudètes, en Tchécoslovaquie.

Pierre Moscovici, directeur de campagne de François Hollande, a déclaré vendredi que pour le candidat, la gauche ne devait pas « ranimer des relents anti-allemands ». En somme, François Hollande est sur la même ligne qu’Alain Juppé. « Le couple franco-allemand est plus que jamais nécessaire pour sortir de la crise en Europe », a souligné Pierre Moscovici, ajoutant que « François Hollande en est convaincu et le dira dès dimanche à Berlin au congrès du SPD (Parti socialiste allemand) dont il est l’invité ».

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