Les deux partis pro-austérité, la Nouvelle-Démocratie (droite) et le Pasok (socialiste), ne rassemblent que 149 sièges sur les 300 du Parlement, sous la majorité absolue, après le dépouillement de 99% des bulletins, selon les chiffres publiés lundi par le ministère grec de l’Intérieur.
La débacle des deux partis historiques rende très problématique la formation d’un gouvernement de coalition par ces deux partis pour poursuivre encore la politique de rigueur dictée par l’UE et le FMI.
Les deux grands gagnants du scrutin sont la formation de gauche radicale, Syriza, opposée au memorandum d’accord de la Grèce avec les bailleurs de fonds du pays, qui devient la deuxième force politique du pays, et le parti néonazi Chryssi Avghi (Aube dorée) qui fait une entrée en force au parlement, pour la première fois.
Crânes rasés
Flanqué d’une quinzaine de jeunes hommes à la tête rasée, le dirigeant de cette formation dont le graphisme de l’emblème rappelle la svastika, Nikos Mihaloliakos, a affirmé dès dimanche soir que son groupe allait lutter contre les « usuriers mondiaux » et « l’esclavage » imposé selon lui au pays par l’UE et le FMI en échange de leur aide financière. «L’heure de la peur a sonné pour les traîtres à la patrie», a menacé ce quinquagénaire, affublé du sobriquet de « Fuhrer » par la presse grecque. Tout un programme plein de promesses peu engageantes…
21 députés sur 300
Ex-groupuscule semi-clandestin anti-immigrés aux méthodes notoirement violentes et aux thèses racistes et antiparlementaires, Chryssi Avghi a obtenu 21 deputés sur 300 au parlement grec, avec 6,9% des voix, selon le décompte du ministère de l’Intérieur. Ce qui le classe sixième parti des sept qui seront représentés dans cette assemblée, selon ce décompte.
source: 7sur7.be
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