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« Immoral » : Valls cumule les salaires. Un exemple d’exemplarité ?

Publié le 08 juin 2012 à 11:26 - 0 commentaire

Devenu ministre de l’Intérieur, Manuel Valls a dû céder son poste de maire d’Évry, dans l’Essonne, se pliant ainsi à la règle du non-cumul des mandats édictée par François Hollande, règle incluse dans la charte déontologique signée par les membres du gouvernement lors du premier Conseil des ministres.

 

«Tu me mets quelques Blancs, quelques white, quelques blancos !» Manuel Valls, polyglotte polysalaire.

 

Manuel Valls a donc  quitté son fauteuil, mais sans pour autant renoncer à son revenu. Plus prosaïquement,  un fonctionnaire de mairie a usité d’une parabole  qui sied à merveille au maire démissionnaire  : «Il a retiré l’étiquette, le prix du vêtement et s’est cassé avec les  fringues quand même !».  Par un tour de passe-passe, devenu simple conseiller municipal délégué, le ministre de l’Intérieur va tout de même percevoir une indemnité à peine inférieure à celle du maire et du premier adjoint, révèle le Canard enchaîné  :

«(…) un détail est passé inaperçu. Il s’agit de la rémunération que Valls, devenu « conseiller municipal délégué », s’est fait voter par son ex-équipe. A savoir 57 % de celle du maire». Manuel Valls va en effet toucher 1 700 euros net par mois… hors primes !

Curieuse échelle des salaires que l’entourage de Manuel Valls tente d’expliquer par l’«expérience évidente» de l’ancien maire, qui «compte exercer pleinement ses prérogatives en tant que conseiller municipal délégué au projet territorial» et constituerait donc «un atout considérable» pour la commune.

Les arguments n’ont pas convaincu la gauche de la gauche au conseil municipal. «C’est quelque peu immoral», juge Francis Couvidat, conseiller municipal d’opposition NPA, qui estime que l’opération n’est «pas dans la ligne de conduite fixée par François Hollande» relate le Figaro.

 

«Tu me mets quelques Blancs, quelques white, quelques blancos !», à l’époque, Manuels Valls parlait-il de ses costumes  ? En ces termes , il désignait des administrés « colorés » de sa ville, présents dans les allées d’une brocante. Aujourd’hui, il ne craint décidement pas de ternir son costume de ministre, tout du moins sa réputation déjà  entâchée par cette malencontreuse sortie verbale qui a tourné en boucle sur internet…

CB

 

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