L’intervention de Nicolas Sarkozy dans le dossier syrien, et ses critiques à l’égard de l’immobilisme de François Hollande, ont déplu au ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius qui s’exprime dans Le Parisien/Aujourd’hui en France.
« On attendrait autre chose de la part d’un ancien président. Dans des circonstances aussi graves, il vaut mieux faire bloc avec la politique de son pays. Est-ce que c’est (…) pour ne pas se faire oublier ? Est-ce que c’est parce qu’il n’a pas que des bons souvenirs avec Bachar Al-Assad qu’il avait, avec un sens de l’anticipation particulier, invité en France pour présider les cérémonies du 14 juillet 2008 ? »
Alors que l’ancien président a rapproché les crises syrienne et libyenne, Laurent Fabius explique que « sur le fond, la situation de la Syrie est très différente de celle de la Libye », notamment « d’un point de vue géostratégique » et sur le plan militaire.
« Les différences sont si manifestes qu’aucun pays n’a demandé ni souhaité une intervention militaire, ce qui n’était pas le cas pour la Libye, ajoute le ministre des Affaires étrangères. Tout ceci fait que je suis en effet surpris qu’on puisse avoir exercé d’importantes responsabilités et livrer une analyse aussi rapide… »
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