Si Ségolène Royal gagne dimanche à La Rochelle, elle reviendra plus combative que jamais à Paris… Mais si elle perd, que lui reste-t-il? Le chantier d’une nouvelle décentralisation, explique Christophe Barbier dans son édito.
L’avenir de Ségolène Royal semble plus sombre que rose. Si elle est battue par Olivier Falorni, dimanche soir à La Rochelle, elle subira un nouveau camouflet. Comme un symétrique tragique de la soirée de la primaire socialiste: rappelez-vous les larmes de Ségolène Royal, voyant son destin présidentiel s’évanouir… Dimanche soir, c’est la présidence de l’Assemblée nationale qui pourrait lui échapper.
Si elle gagne dimanche soir, ce sera un exploit, son retour à Paris sera marqué par une rage et une ambition démesurées. Il sera bien difficile de lui refuser le perchoir. Et une Ségolène Royal ressuscitée, survivante, sera plus combative que jamais.
Mais il est plus probable qu’elle perde, d’après les derniers sondages donnant une large victoire au dissident socialiste Olivier Falorni. Comment, alors, Ségolène Royal pourra-t-elle rester dans la course? Elle restera présidente… de Poitou-Charentes. Et il lui reste une carte à jouer: la bataille pour la réforme des collectivités territoriales. Une nouvelle décentralisation doit être inventée. Si elle en était l’architecte, elle pourrait revenir à Paris, pourquoi pas y retrouver un ministère en 2014 ou en 2015. Mais alors sa vie privée, qui a fait irruption sur la scène politique cette semaine sous la forme d’un tweet de Valérie Trierweiler, restera encore un obstacle sur sa route.
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