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Elections européennes: un débat riche et tonique

Publié le 16 mai 2014 à 15:11 - 2 Commentaires

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Ils sont cinq prétendants à la présidence de la Commission Européennes. Hier, ils se sont opposés lors d’un débat, à près d’une semaine des élections européennes. 

Ils avaient chacun deux minutes pour convaincre et commenter les positions de leurs adversaires. Durant 90 minutes, ils ont débattu sur différents sujets: la crise en Ukraine, l’indépendance en Catalogne, la politique migratoire. Autant de thèmes européens détaillés. Mais celui qui a largement retenu l’attention des candidats est l’austérité.

« Je viens de Grèce, un pays que les dirigeants européens ont choisi comme cobaye de l’austérité la plus dure. » Dès les premières minutes, le grec Alexis Tsipras imprime le ton. La candidate allemande et écologique Ska Keller abonde dans le même sens et accuse l’austérité de « creuser un peu plus ».

Face à eux, le conservateur Jean-Claude Juncker a refusé « qu’on dise qu’on a seulement appliqué des politiques d’austérité » durant la précédente mandature et a plaidé pour « une rigueur responsable ». Le libéral Guy Verhofstadt a défendu « la discipline budgétaire » en Europe quand Martin Schulz plaide pour une Europe « plus juste ».

Consensus et richesse du débat

Tous, cependant se sont mis d’accord sur le mode de désignation du président de la Commission Européenne. Pour la première fois, le Conseil européen doit en effet tenir compte du résultat des élections européennes pour désigner le président de la Commission européenne, c’est-à-dire, théoriquement, proposer le candidat du parti arrivé en tête. Toute intrusion des Etats dans la désignation du futur président de la Commission européenne serait « un déni de démocratie », selon Jean-Claude Juncker. « Il faut mettre un visage sur cette campagne, la rendre plus européenne », a milité Ska Keller.

Pour le seul et l’unique débat de la campagne électorale, les appréciations sont unanimes. On relève le ton dynamique et la richesse du débat. La prestation de la seule femme Ska Keller parmi les prétendants, a été aussi très remarquée. C’est elle qui, à plusieurs reprises, a rythmé le débat en utilisant ses « jokers » pour interrompre ses adversaires et répondre à leur argumentaire. Elle a notamment interpellé Martin Schulz sur l’influence des lobbies en Europe, l’accusant d’avoir empêché l’organisation Transparency International de mener une enquête sur le sujet au Parlement européen

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