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Valérie Pécresse veut « réaménager le Smic »

Publié le 18 juin 2013 à 11:04 - 0 commentaire

La députée UMP des Yvelines, ancienne ministre du Budget, de l’Enseignement supérieur et ancienne porte-parole du gouvernement, était hier soir l’invitée de #DirectPolitique sur Linternaute.com et Ouest-France.fr.

Elle s’est exprimée sur la réforme des retraites à venir, la réduction des déficits, l’emploi, l’évasion fiscale et la transparence de la vie publique.

Retraites : Hollande fait des réformes de « petit comptable »

Pour Valérie Pécresse, « il ne peut pas y avoir de réformes juste des retraites si on ne demande pas des efforts à tout le monde ». « Je plaide pour un départ à 63 puis 65 ans », a annoncé l’ancienne ministre du Budget qui préfère jouer sur la borne d’âge plutôt que sur la durée de cotisation comme envisagé par François Hollande. Surtout, elle estime qu’il faut « faire converger les régimes publics et privés au fur et à mesure ». Et elle n’épargne pas le régime des retraites des élus : « Les avantages des politiques aussi, mettons les sur la table. Moi j’y suis prête. » A plus long terme, la députée des Yvelines prône un « système à points », affirmant qu’il mettra  » 20 ans à se mettre en place ». « Il faut commencer maintenant. ». Enfin, elle s’oppose à la mise à contribution des retraités : « Si on doit faire participer les retraités […] c’est pour la dépendance. »

Transparence : « J’étais favorable à la déclaration publique de patrimoine »

Alors que la fraude fiscale, notamment dans le monde politique, a refait surface ce week-end et que la loi sur la transparence de la vie publique est débattue cette semaine à l’Assemblée, Valérie Pécresse affirme qu’elle était « favorable à la déclaration publique de patrimoine ». Avec un bémol : « Je pense qu’elle ne sert à rien sauf pour rassurer les Français ». « Bien entendu que c’est du voyeurisme, ça ne sert à rien, mais j’aurais voté pour montrer qu’on n’a rien à cacher », dit-elle. L’ancienne ministre a déposé plusieurs amendements sur les conflits d’intérêts dans les collectivités locales. Selon elle, « ceux qui ont le plus de conflits d’intérêts ce sont les élus locaux, les collectivités locales, qui signent des marchés publics, qui donnent des subventions à des associations et embauchent des milliers de contractuels chaque année. » Ciblant le conseil régionale d’Ile-de-France, elle estime que les élus doivent déclarer tous leurs liens, y compris familiaux, avec les entreprises, organismes publics et même associatifs financés par les collectivités.

Déficits, chômage, Smic : « Le Smic est une barrière à l’entrée des jeunes non qualifiés sur le marché du travail »

Interrogée sur les préconisations de Bruxelles pour aider la France à réduire ses déficits, Valérie Pécresse a pris des positions drastiques sur un certain nombre de points. « Aujourd’hui on est sous surveillance », affirme l’ancienne ministre du Budget qui  se dit d’abord favorable à un réaménagement des indemnisations chômage. « Il n’est pas normal de payer un chômeur 18 mois pour rester chez lui. » Pour Valérie Pécresse, en contrepartie de l’indemnisation, « le chômeur doit se voir proposer une formation ». Sur un autre terrain, elle estime qu’il « faut fusionner les départements et les régions ». Sur le Smic enfin, jugé « trop élevé » par Bruxelles, elle prône un « réaménagement ». « Le Smic est une barrière à l’entrée des jeunes non qualifiés sur le marché du travail », selon Valérie Pécresse qui pense qu’il faut développer l’apprentissage « pour tous les diplômes ». Le but selon elle : « que les jeunes puissent commencer à travailler en se formant et être rémunérés en dessous du Smic ». « J’aménage le Smic, je ne le supprime pas », tient-elle cependant à préciser.

UMP : « La primaire aura lieu, même si Nicolas Sarkozy revient »

Alors qu’un duel Fillon-Sarkozy semble se dessiner à l’UMP en vue de 2017, Valérie Pécresse a soutenu l’organisation d’une primaire (« Notre primaire en 2016 sera ouverte pour bénéficier du même élan dont a bénéficié le candidat socialiste en 2012 »). Et elle confirme : « Pour moi, 2017 se jouera soit avec Fillon soit avec Nicolas Sarkozy. » « Moi j’ai fait mon choix », avance d’abord l’ancienne ministre qui affirme que « Nicolas Sarkozy ne sera appelé à revenir que s’il y a une demande ». Et comme si elle avait d’ores et déjà choisi François Fillon, elle enfonce le clou : « Il faut une formidable expérience pour diriger le pays. Le seul engagé aujourd’hui en politique qui l’a c’est François Fillon ». Sur la question du programme, elle soutient que l’UMP doit se positionner comme « le parti de la croissance, de la compétitivité, de l’emploi ».

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