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Les emplois d’avenir au ralenti

Publié le 18 septembre 2013 à 19:44 - 0 commentaire

En dépit des décisions de justice donnant raison à l'employée, le ministre a validé son licenciement

En dépit des décisions de justice donnant raison à l’employée, le ministre a validé son licenciement

Les emplois d’avenir sont une mesure phare du président Hollande et l’une des grandes promesses du candidat à l’élection présidentielle de 2012. L’emploi d’avenir a pour objectif de faciliter l’insertion des jeunes peu ou pas qualifiés dans le monde professionnel. La tranche salaire visée est le SMIC et l’emploi d’avenir s’adresse aussi aux jeunes habitant des zones sensibles ou les quartiers. L’âge est lui situé entre 15 et 25 ans. Les secteurs d’activité visés sont principalement les secteurs non-marchands  ou à forte utilité sociale ou environnemental ainsi que les métiers du tourisme.

 

Alors que Michel Sapin, ministre du Travail a assuré  hier que les emplois d’avenir « marchent très bien » et que le gouvernement allait atteindre l’objectif des 100 000 emplois d’avenir, force est de constater que la réalité est bien différente. Un rapport parlementaire indique en effet aujourd’hui que seulement 56 000 contrats ont été signés. Pour Michel Sapin ce n’est l’affaire que d’un « dernier coup de rein à donner dans tous les secteurs ». La confiance affichée par l’ancien député des Hauts-de-Seine ne transpire pas tout à fait de cette première mission d’évaluation des emplois d’avenir, menée par des députés de la majorité et de l’opposition.Cependant, « la marche est haute mais franchissable » pour Jean-Marc Germain, député PS et instigateur du rapport.

 

Les chiffres prouvent quand même qu’il va être sacrément compliqué de relever la barre. Si la population qui a été ciblée- jeunes n’ayant pas le Bac- est atteinte à 86 pour cent, le ciel est pourtant loin d’être bleu. On constate d’abord une discrimination géographique : les jeunes en milieu rural ont plus facilement accès à cette mesure que ceux en milieu urbain. La région Midi-Pyrénées a par exemple déjà rempli ses objectifs à 80 % alors que l’Ile de France plafonne à 40 %. Et ce n’est pas les injonctions technocratiques des députés PS qui préconisent « une simplification et dématérialisation des procédures administratives » qui vont changer grand chose.

 

Autre point noir au tableau, la faible part de contrats à durée indéterminée dans le lot des emplois d’avenir.Le rapport brocarde ainsi « l’insuffisante part de contrats conclus en CDI ». Cette part n’est en effet que de 10.7 %.Pour y remédier le rapport préconise une aide de l’Etat et des régions plus importante en amont auprès des entreprises. Michel Sapin prévoit aussi de prendre des mesures de discrimination positive en faveur des jeunes des quartiers que le privé rechigne à embaucher ainsi qu’à aider de manière plus importante les jeunes les plus en difficulté.Des quotas de jeunes issus de Zones Urbaine Sensible vont aussi être expérimentés dans des entreprises comme La Poste ou la SNCF.

 

En définitive c’est donc à l’Etat de décider s’il veut remettre la main à la pâte pour atteindre cette barre des 100 000 emplois d’avenir.

 

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