France

François Hollande charge ses adversaires politiques dans son livre « Changer de destin »

Publié le 22 février 2012 à 10:47 - 1 commentaire

François Hollande publie jeudi son livre Changer de destin dont les bonnes feuilles sont publiées mercredi 22 février dans Le Nouvel Observateur. Le candidat PS à la présidentielle écrit ce qu’il pense de ses adversaires.

• Nicolas Sarkozy parle plus qu’il n’écoute

Le président de la République est la première personnalité politique égratignée par le candidat socialiste. Députés en 1988, chefs de partis au début des années 2000, les deux hommes se sont croisés à quatre reprises sur des plateaux de télévision. « J’ai gardé de ces échanges le souvenir d’un homme énergique et vif, rempli d’une certitude. La sienne ! Dût-il en changer régulièrement », attaque François Hollande. Avant d’ajouter : « Il est sûr de son fait, même si les faits le démentent souvent ».

Le candidat socialiste critique également la méthode de gouvernement du président sortant. « Il fait en effet partie de ces personnalités qui parlent plus qu’elles n’écoutent », explique-t-il, jugeant que Nicolas Sarkozy ne consulte pas suffisamment l’opposition. Il reproche à la politique du président de faire « perdre beaucoup de temps à la France ». François Hollande résume le bilan du quinquennat d’une formule lapidaire : « Trop de mots, pas assez d’actes. »

Et de critiquer en creux son style, s’il venait à prendre sa place : « Mon rôle ne consistera pas à squatter ou à phagocyter par les moyens les plus incongrus, par les annonces les plus factices les journaux télévisés en remuant l’air volatil de la communication » écrit-il, indiquant vouloir rétablir « dans toute sa dimension la fonction de Premier ministre ».

• François Bayrou, « quel brouillard ! »

Les autres candidats à l’élection présidentielle ne sont pas épargnés. Il qualifie François Bayrou, son rival du MoDem, d’ »intrépide chevalier de la petite escouade centriste ». S’il lui reconnaît un certain « panache » et salue son combat contre la dette, le candidat socialiste estime que « pour le reste, quel brouillard ! ».

Il qualifie le programme du centriste d’ »anti-programme (…) comme si ne rien promettre résumait une politique ». « En le lisant, je suis saisi par la peur du vide ». Il s’en prend également au positionnement politique de Bayrou : « En refusant de définir sa majorité, il n’en trouvera aucune ». Il conclut son portrait par une formule empruntée à Michel Audiard : « Un centriste assis entre deux chaises ira toujours moins loin qu’un socialiste qui marche. »

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