François Hollande a réussi à faire avaliser le retrait des troupes combattantes françaises d’Afghanistand’ici la fin 2012 par l’Otan, réunie en sommet à Chicago. Mais ce n’est pas qu’une bonne nouvelle… L’édito de Christophe Barbier.
Pour François Hollande, ce n’est pas qu’une bonne nouvelle pour plusieurs raisons. Déjà, il a dû arrondir les angles par rapport à sa promesse de campagne: il y aura encore des formateurs français, en 2013 enAfghanistan, exposés aux kamikazes et talibans infiltrés. Il y a également la complexité, technique et financière, du retrait. Et le risque de voir le régime Karzaï s’effondrer ensuite.
Il a dû par ailleurs céder sur le bouclier anti-missiles. Le débat sur sa présence doit être de nature publique, pas secrète au G8. Enfin, il n’y a pas pour François Hollande une véritable pensée française exprimée, sur ce que doit être l’Otan ou la Défense européenne. Il faudra qu’il éclaircisse cette pensée dans les mois qui viennent.
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