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Les chômeurs délaissés selon Attali

Publié le 22 septembre 2013 à 17:45 - 0 commentaire

 

attali_« Il faudrait consacrer au moins dix milliards d’euros à la formation des demandeurs d’emploi en France mais la négociation qui s’ouvre mardi entre les syndicats et le patronat ne change pas vraiment la donne »

 

Ce sont les mots de l’économiste Jacques Attali,  l’ancien conseiller du président François Mitterrand et ex-président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement. Le gouvernement est en train de mettre en place des négociations pour décider comment allouer les 32 milliards d’euros dédiés à l’aide à l’emploi en France. Pour Attali, qui avait déjà été sollicité par Sarkozy, tout va se jouer sur la part du gâteau attribuée directement aux chômeurs : « Si on est en dessous de quatre à cinq milliards, ça sera un échec. »

 

Jacques Attali déplore que les intérêts des chômeurs ne soient pas suffisamment pris en compte.

« A partir du moment où quelqu’un n’est plus dans le marché du travail, il n’y a plus personne pour prendre en charge ses intérêts. Les chômeurs ne sont pas syndiqués et les entreprises considèrent que ce n’est plus leur problème », explique-t-il.

 

Jacques Attali juge d’autre part insuffisant le compte personnel de formation créé par la loi sur la sécurisation de l’emploi de juin 2013, dont les modalités de mise en oeuvre seront au coeur de la négociation entre les partenaires sociaux.

 

Il souhaite enfin la création de « filières » entre les demandeurs d’emploi et les métiers à pourvoir et regrette « l’absence des universités dans la boucle ».

« Je trouve que telle qu’elle se prépare, la négociation est trop technique et pas assez politique », conclut-il.

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