L'édito

Une Pussy Riot explique son calvaire en camp

Publié le 24 septembre 2013 à 19:05 - 0 commentaire

8ago2012---nadezhda-tolokonnikova-da-banda-feminina-pussy-riot-chega-para-julgamento-em-moscou-russia-elas-podem-pegar-ate-sete-anos-de-prisao-por-um-protesto-realizado-em-uma-igreja-quando-1344510606361_1920x1080Les Pussy Riot avaient été  condamnées chacune à deux ans de camp, vendredi 17 août, par un tribunal de Moscou, pour « vandalisme » et « incitation à la haine religieuse », à l’issue d’un procès qui a acquis une résonance internationale.

 

Si depuis, l’une d’entre elles a été relâché, ce n’est pas le cas de Nadejda Tolokonnikova qui raconte le véritable calvaire qu’elle endure depuis plus d’un an dans un camp de travail situé en Mordovie, une province située dans la partie est du territoire de la plaine de l’Europe Orientale.

 

Son témoignage, bouleversant, parle de lui même sur l’atrocité et l’inhumanité qu’elle subit quotidiennement :

« Afin de maintenir discipline et obéissance, il existe un système de punition officieux. (…) Les prisonnières perdent « leurs privilèges hygiéniques » – il n’y a pas le droit de se laver ni d’utiliser les toilettes – ; et « leurs privilèges de restauration » – il est interdit de manger sa propre nourriture ou ses boissons ».

 « Ma brigade travaille dans l’atelier entre 16 à 17 heures par jour. De 7 h 30 du matin jusqu’à minuit et demi. Au mieux, nous dormons quatre heures par nuit. Nous avons une journée de repos tous les mois et demi ».

 

Et comme si ça ne suffisait pas, il est interdit de se plaindre :

« Les plaintes ne sortent pas de prison. La seule chance de voir une incrimination aboutir est de se plaindre via un proche ou un avocat. L’administration, mesquine et vengeuse, utilisera entre temps tous les mécanismes possibles pour mettre la pression sur la prisonnière, dont la plainte fera empirer les choses au lieu d’aider tout le monde. Ils pratiquent la punition collective : vous vous  plaignez qu’il n’y ait pas d’eau chaude, ils coupent l’eau complètement. Les prisonnières ont peur de leur propre ombre. Elles sont complètement terrifiées ».

 

La Russie, terre de droits de l’homme… Pas de la femme en tout cas.

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