Claude Guéant a jugé dimanche 26 février que le Front national (FN) était un parti à la fois « nationaliste » et « socialiste », ce à quoi le numéro deux du parti, Louis Aliot, a répondu en exigeant la démission du ministre.
Interrogé par Radio J sur l’écrivain collaborationniste Robert Brasillach, cité il y a huit jours par Jean-Marie Le Pen dans une convention FN, le ministre de l’Intérieur y a vu une preuve « que le naturel revient » dans ce parti, malgré la dédiabolisation menée depuis un an par sa présidente et candidate à l’Elysée Marine Le Pen. « Le masque tombe », selon M. Guéant, qui a fait valoir que Mme Le Pen ne « dément jamais » les dérapages de son père. Comment qualifier le Front national ? « Je dirais que ce n’est pas un parti républicain, c’est un parti qui est nationaliste et socialiste », a rétorqué le ministre. National-socialiste ? « Non, nationaliste et socialiste », a-t-il insisté.
FTVi
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