Dans une interview au Monde, le ministre de l’Intérieur affirme que la situation économique et sociale de la France ne permet pas d’accueillir et de régulariser plus de sans-papiers que ce n’était le cas sous la présidence de Nicolas Sarkozy.
« Etre de gauche, ce n’est pas régulariser tout le monde »
« Etre de gauche, ce n’est pas régulariser tout le monde et se retrouver dans une impasse », souligne-t-il. « Aujourd’hui, la situation économique et sociale ne permet pas d’accueillir et de régulariser autant que certains le voudraient ». « Les régularisations doivent se faire en s’appuyant sur des critères précis, objectifs, compréhensibles, à la fois par ceux qui sont dans cette situation, ceux qui pourraient venir sur notre sol national, et nos compatriotes », explique le ministre.
La fin de la rétention des familles
Ces critères, qui seront détaillés dans la future circulaire, « sont les années de présence en France, la situation par rapport au travail, les attaches familiales, la scolarisation des enfants ». « Ils ont été interprétés de manière beaucoup trop restrictive et n’ont pas été appliqués de manière uniforme sur l’ensemble du territoire par le précédent gouvernement », estime Manuel Valls.
Quant au placement en rétention des familles avec enfants, auquel François Hollande a promis de mettre fin durant sa campagne, une circulaire sera publiée « dans les prochains jours ». « Elle annoncera l’arrêt immédiat de la rétention des familles et précisera les règles de leur assignation à résidence », dit le ministre.
Quant au placement en rétention des familles avec enfants, auquel François Hollande a promis de mettre fin durant sa campagne, une circulaire sera publiée « dans les prochains jours ». « Elle annoncera l’arrêt immédiat de la rétention des familles et précisera les règles de leur assignation à résidence », dit le ministre.
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