France, News

SIDA : La Grande Bretagne dépasse la France au rang de second contributeur au Fonds mondial

Publié le 30 septembre 2013 à 20:54 - 0 commentaire

logo

 

François Hollande sera-t-il moins solidaire que David Cameron avec les malades du sida ?

Alors que la France se livre à des manipulations comptables pour maintenir péniblement sa contribution au Fonds Mondial de lutte contre le sida, la Grande Bretagne vient de frapper un grand coup. Aujourd’hui 23 septembre, elle annonce plus du doublement de sa dotation, passant à 1,2 milliard d’euros pour les 3 ans à venir. La Grande Bretagne deviendrait alors le second contributeur mondial, damant le pion à la France. AIDES et Coalition PLUS saluent cette initiative historique et appellent la France à réagir.

Depuis plusieurs mois, AIDES et Coalition PLUS affichent de sérieuses inquiétudes quant au manque de volontarisme de François Hollande dans la lutte mondiale contre les pandémies. Notre pays, leader incontesté de ce combat durant de nombreuses années, ne semble plus faire du sida une priorité de son action internationale. Ce manque d’ambition française est d’autant plus incompréhensible que la fin de l’épidémie n’a jamais été aussi accessible, comme le démontre un récent rapport publié par les activistes internationaux de l’ICSS [1].

L’efficacité du Fonds mondial adoubée par la Grande Bretagne. Cette décision britannique intervient après un minutieux travail d’évaluation de son aide multilatérale, qui place le Fonds mondial en tête des initiatives les plus coût-efficaces [2]. La même évaluation et le même constat ont été récemment faits par la France [3], qui n’a pourtant pas jugé utile d’augmenter sa contribution.

UK: yes we can end AIDS! Cette annonce montre que la Grande Bretagne a pris acte des différentes études publiées ces derniers mois, qui convergent toutes dans le même sens : la fin de l’épidémie est à portée de main, à condition de passer rapidement un braquet en termes de financements. Avec le doublement de sa contribution, la Grande Bretagne emboite le pas à d’autres pays [4] qui ont, eux aussi, pris conscience de l’enjeu. « Plusieurs pays ont compris le choix qui s’offrait à eux : consentir un effort financier dès maintenant pour en finir avec l’épidémie, ou se condamner à payer à jamais. Dommage que la France ne soit pas parvenue à la même conclusion, qui relève pourtant du bon sens économique », regrette Bruno Spire, Président de AIDES.

Une hausse… sous conditions. AIDES et Coalition PLUS saluent cet élan historique de solidarité et constatent que le leadership dans le combat mondial contre le sida a désormais traversé la Manche. La Grande-Bretagne a toutefois posé ses conditions : sa dotation ne pourra excéder 10% de la dotation mondiale. Ce qui implique que d’autres pays devront également augmenter leur contribution. « Si la France ajoutait, comme elle l’a promis, les 5% de sa taxe sur les transactions financières à sa contribution globale, celle-ci atteindrait 1,2 milliards sur 3 ans : l’équivalent de la contribution britannique. Il est encore temps de réagir », explique Hakima Himmich, présidente de Coalition PLUS.

 François Hollande est interpellé par les associations et doit s’inspirer du volontarisme britannique et à annoncer à son tour, sans attendre, une augmentation de la contribution française.

 

Réagissez

Laisser un commentaire

L'édito

Bernard Tapie annonce dans le JDD qu’il a décidé de faire son retour en politique
Bernard Tapie fait son retour sur la scène politique. Il a confié au Journal du dimanche que les résultats des dernières élections régionales l’ont convaincu de revenir. L’ancien président de l’Olympique de Marseille met notamment en avant son bilan face au Front national pour justifier ce retour. Il n’explique pas s’il revient au sein d’un parti […]
Lire la suite
  • Laurent Fabius n’est pas le bienvenu en Iran
  • Menacer Obama expose à 5 ans de prison: « Bah ouais morray »
  • La mode, une arme politique !
  • tous les éditos

    L'actu en dessin


    tous les dessins